Je crois que ce mot caractérise parfaitement l'état dans lequel je suis ces derniers temps. Je ne vis plus. Je survis. Je tremble tout en écrivant ce message. Je n'arrive pas à dormir mais pourtant je dois me lever à 5h30 ce matin... Je ne peux pas m'empêcher non plus de verser quelques larmes.
Même si de l'extérieur, l'idée pourrait effleurer qu'il y a quelque chose qui me perturbe. De l'intérieur, mon âme hurle pour essayer d'exorciser un temps soit peu mes maux. Mais rien ne me soulage. Alors j'attends que cela passe.
Du coup, un air mélancolique me gagne. Je ne sais pas quoi faire pour me sentir mieux. Je suis coincée. Je n'arrive même pas à trouver un interlocuteur à qui j'arrive à confier tout ce que j'ai sur le coeur, à part ce blog.

Il y a bien Manu. Mais le pauvre est tellement dépassé par les choses qu'il ne sait pas non plus trop quoi faire. Bien qu'il fasse tout pour être là. Finalement, la désillusion m'aggrippe également le corps. Je ne crois plus en rien... Fini les belles paroles d'éblouissement, les promesses non tenues, tous ces mots qui me faisaient du bien et dont l'écho résonne encore dans ma tête mais auxquels je ne crois plus car le silence a pris leur place.

Tout ce que je fais a-t-il un sens? Est-ce que cela va me mener quelque part? I'm lost. En quoi croire? Quel concept posiif peut encore me guider à travers les méandres de cette connerie de vie sans but? Personnellement, je saute la case "Religion". Je vous le dis de but en blanc.

Pourquoi est-ce que je dois être forte continuellement pour moi-même et pour les autres? Pourquoi dois-je compatir avec les problèmes des autres mais juste avoir le droit de fermer ma gueule quand moi j'en ai?
Pas étonnant que j'en arrive à la conclusion du "mutisme", si lorsque je décide de me confier sur mes maux, je me prends une grande claque dans la gueule.

Tout ça tourne sans arrêt dans ma tête au point de m'en enlever le sommeil. Que faire? Que faire?

Les lambeaux s'éparpillent.